R1m: Sémiologie


Il est des soirées ou la difficulté à communiquer et à s’exprimer, en tout cas sur le registre verbal, peut conduire à des situations « critiques ». S’il nous a été difficile de « parler », nous avons quand même réussi à nous entendre, c’est bon SIGNE.
Dès l’arrivée de notre collectif sur le lieu du combat, car il en a s’agit véritablement ce soir, un signe, présage néfaste s’il en est, aurait pu nous déstabiliser. Notre « cerveau-passeur », dans sa hâte à rejoindre l’arène, avait oublié sa tenue. Plein de ressources, notre collectif trouve rapidement une solution et entame cette rencontre. Vue de l’extérieur, le premier set ressemble plus à une succession d’exploits individuels que d’une réelle entente collective, signe ostentatoire d’une pression subie. Nos adversaires du soir avaient gros à gagner, nous faire chuter de notre piédestal (17/25).
Dans le deuxième set, il est clair que les signes que nous envoyons au large public de la soirée ne sont pas des plus positifs (au sens mathématiques). Nous sommes heureusement loin du « zéro » mais dans ce monde « réel », le positif a du mal à s’imposer. L’interprétation de ces marques ne nous permet pas, dans l’instant, de proposer une gestuelle expressive de notre désir de victoire (21/25).
Un signe, au sens médical du terme, comme « indice objectif d’un processus pathologique déterminé », semble pointer le bout de son nez dès l’entame de ce troisième set. Il n’en faut pas plus à notre coach de luxe de ce soir (Merci Wojciech !) pour nous proposer des signes sur ce qui lui sert de « tablette », signes qui nous permettent de renverser le cours du jeu (25/14).
Un peu plus certains de notre champ lexical, toujours loin de la communication verbale, notre « langue des signes » du soir, nous amène à des ponctuations plus claires. Nous développons nos arguments et dans ce partage retrouvé de mots, et non de maux, nous remportons ce quatrième set (25/18) synonyme de conservation de notre suprématie régionale.
En ce dernier set, ce n’est pas la « mort du cygne », dans une ambiance survoltée (encore merci au public!), aucun des protagonistes ne montre de signes de faiblesse. La « bagarre » est au rendez-vous, l’issue reste incertaine, et, à 23h01, est-ce ici un signe, nous entérinons notre place de 1er à l’issue de cette rencontre au combien « titanesque ».
Il va falloir nous entendre sur les codes lexicaux pour qu’à l’avenir nous puissions mieux nous comprendre, ceci pour affirmer que dans certains cas il suffit de « signer ».

Le coach masqué.