R1m : « Morituri te salutant ! »


Certains disent que c’est dans les instants critiques que l’on reconnaît les grands hommes. Nous pouvons confirmer cette assertion. Loin d’être inquiets de la faible représentativité de notre collectif ce vendredi (nous n’étions que 7), la veille du 1er avril, journée des « plaisanteries » souvent de mauvais goût, aurait dû cependant nous alerter. Tels des gladiateurs, combattants professionnels des temps anciens, nous avions à cœur de sortir vivants de cette arène. Le premier set s’avère être une « boucherie ». Comme si l’organisateur des jeux avait oublié que ces derniers étaient très réglementés et que l’on devait faire paire les combattants selon leurs armes (thrace/mirmillon, rétiaire/secutor par exemple). Une blessure de notre « Davidus Seliesus » nous contraint à l’abandon du premier set (05/25).
Mais si Rome ne s’est pas faite en un jour, notre âme de « Spartacus » n’est pas éteinte. Tel ce « rebelle » de l’an 72 av JC nous ne lâchons rien. Chacun des combattants rend coup pour coup. L’attention se porte en direction du pouce du « maître » du jeu (Merci Ahmed), guettant l’orientation de celui-ci pour connaître l’issue de ce pugilat. Le sort nous sourit (25/22).
C’est à ce moment que le public (très nombreux pour une rencontre de ce niveau… Merci à nos supporters et à ceux de nos adversaires !) donne de la voix, certains n’hésitant pas à se lever de leur siège pour confirmer l’allant. Forts de cette confiance, nous assurons le spectacle et loin de nous comporter en esclaves, nous sommes les héros de ce set (25/15).
Il n’est de gloire qui ne dure, et nous en faisons l’amère constat. Le sort s’acharne sur nous, la confrontation tourne à « l’étripage », une seconde blessure proche de terrasser notre Stéphanicus Decossis, le handicapant, et c’est un comble, du pouce de son pied gauche. Ses déplacements, largement contrariés, perturbent nos routines, notre réorganisation tardive profite aux adversaires (22/25).
Réflexion et application nous ont permis finalement de mener ce combat jusqu’à son terme. Est-ce une meilleure condition physique (pourtant nous ne sommes plus de prime jeunesse) ou un moral plus solide, toujours est-il que l’élan nous conduit à la victoire (15/08).
Exercice compliqué mais, si nous ne sortons indemnes de ce dernier combat de la saison, nous sommes plus que jamais soudés voir complices. Gageons que nous pourrons continuer à défaire d’autres adversaires dans les temps à venir.

Avé CMVB !
Le coach masqué.