R1m: légende urbaine. 2


 

image1Il est des nuits sûrement favorables aux loups, comme ce fut le cas la nuit dernière, où la pleine lune doit être annonciatrice des meilleures auspices.
Sachons raison garder et considérer que ne sommes sont pas encore loups accomplis à la vue de l’aventure vécue ce vendredi.
Cramponnez-vous, il va falloir faire un effort de visualisation pour vous retrouver dans le contexte de ce vendredi.
Début de soirée peu encourageante pendant laquelle notre principal souci était de trouver le ballon avec lequel jouer tant l’éclairage de notre salle de réception était faible. Ce manque de visibilité peut expliquer en partie la  bilan relativement mitigé de ce match, même si nous avons su gagner (30/28, 25/18, 25/10). Nous n’aurions pas dû être étonnés étant donné les mésaventures déjà subies en cette semaine par différents membres de notre groupe (une crampe au nez, un pot nécessairement éloigné de l’échappement, un refus de publication, un écrasement d’orteil, un dos bloqué…).
Ce manque de visibilité nous y fûmes confronté une fois encore quand fut venu le temps du retour. Au détour d’une route de campagne, pour mémoire nous jouions à Gisors donc campagne il en est question, notre joyeux destrier a montré quelques signes de faiblesse. Nous étions certains de voyager sur un cheval fougueux, ici ce fut plutôt une vieille carne récalcitrante. Elle n’a plus rien voulu savoir et malgré les efforts (poussée) et attentions (vérification des fusibles…) il nous a fallu admettre que notre itinéraire s’arrêtait là. Au milieu de ces champs de betteraves sucrières, si l’ambiance restait amicale, notre collectif craignait quand même de ne pouvoir rentrer dans ses foyers que par la générosité d’un hypothétique fermier qui aurait pu nous mettre à disposition quelques poneys.
C’est ici que la légende urbaine nous ferme l’esprit, il y a une vie à la campagne la nuit. Je ne parle pas ici du dépannage et du rapatriement (louée soit la MAIF!), mais de ces utilisateurs vraisemblablement quotidiens de nos jolies routes de campagne, les départementales. Monde que nous ne connaissons que très peu étant de régionale (R1m). De joyeux tracteurs, aussi bien équipés les uns que les autres, d’effrayants semi-remorques sûrs de leur puissance qui ne daignent pas ralentir en notre présence et de « pressées » voitures qui ne prennent pas la peine de s’inquiéter de nous sauf à marquer leur passage par un petit coup de klaxon bien senti.
Finalement soyez rassurés nous sommes tous rentrés et si nous n’avons pas eu de chance (pas de pot nés !), cette aventure n’a fait que renforcer l’idée que notre collectif a bien cet esprit des « Rangers américains » (prononcez randjerssss!) pour lequel chacun est au service du groupe et qu’il est impossible de laisser un camarade sur le terrain seul. Ce sera à retenir et à méditer pour nos prochaines épreuves!

le coach masqué.
Note: la référence quelquefois tirée par les cheveux au poney est pour « Pompon le poney » cher à un membre de notre collectif dont je tais ici l’identité (private joke!)image1