R1m: fièvre du samedi soir.


Les loups sont finalement des êtres vivants qui respectent un certain nombre de rituels et lorsque ceux-ci sont bousculés, ils sont quasi méconnaissables.
En cette entame de partie, le fait de jouer un samedi, soirée d’ordinaire dédiée à nos épouses et familles, semble avoir posé quelques problèmes. Est-ce parce que nous étions loin « physiquement » de nos dulcinées ? Est-ce la perte de ce « temps partagé » avec nos compagnes, rendez-vous hebdomadaire attendu pour certains d’entre nous (mais ce ne sont que des « bruits de vestiaire »!)? Ou est-ce l’inquiétude de les laisser seules responsables de certains louveteaux? Quelle qu’en soit la raison, notre meute n’est pas à son affaire, et bien loin de la « Saturday Night Fever » (J. Badham, 1977) nous laissons échapper le score (20/25).
A l’image du héros de ce « film précurseur » d’un mouvement qui à l’heure actuel fait encore le bonheur de quelques DJ’S nostalgiques. Les rois du disco que nous savons être, enchaînent quelques pas endiablés, et d’habiles déhanchés nous permettent de nous sortir de ce mauvais pas. Et même si le DJ’S (arbitre) de la soirée reste très vigilant sur les contacts « prolongés » (que de collés sifflés…), nous restons les rois de la fête (25/12).
Comme l’annonce la bande son de ce « film phénomène », nous faisons nôtre le  » fameux « Stayin’ Alive » (Bee Gees, 1977) et le non moins entrainant « You Should Be Dancing » (Bee Gees, 1977). Ainsi grâce aux enchainements qui frisent à bien des égards la perfection chorégraphique, nous proposons des pas de danse qui laissent nos adversaires du soir pour le moins sidérés (25/13).
Il n’en faut pas plus à notre Tony Manero de la rencontre (Greg pour les intimes), pour enflammer le « dance-floor ». L’approche de l’heure fatidique de la transformation de l’agneau en loup conforte cette impression et dans l’euphorie retrouvée, du statut de « ballerine » ce partenaire se révèle être « bateleur » et permet à notre sextet de confirmer sa maîtrise gestuelle (25/18).
Gageons que nous saurons maintenir ce haut niveau de composition artistique pour garder notre place de première étoile.
Le coach masqué.