R1m : En route vers le sommet.


En ces périodes où les intérêts sont tournés vers les sommets enneigés, les vacances scolaires de février rimant très souvent avec « montagne », nous nous devions de rendre hommage à nos ainés émérites qui nous ont ouvert la voie vers les sommets. Restons humbles dans notre cas il ne s’agit que de la R1m, ascension modeste s’il en est.
Tel Marc Batard qui gravit le premier l’Everest en solitaire et sans oxygène (1988), l’entame du premier set nous prévoyait une rencontre « asphyxiante ». Les premiers points, très accrochés, des échanges plus longs qu’à nos habitudes, nous laissaient envisager une dette d’oxygène difficile à combler. Mais c’est mal connaître nos VMA (malgré nos âges de plus en plus avancés, nous savons nous maintenir en forme) et à peine entamés nous atteignons ce premier mont (25/12).
La deuxième « course » (c’est ainsi que l’on les nomme !), ne se passe pas de manière aussi aisée. C’est une succession d’incertitudes, comme si coincé dans un pierrier chaque pas nous faisait finalement reculer. Cette sensation de stagnation perdure jusqu’à un 10/09 où notre passeur et notre capitaine, guides assurés, nous permette de rejoindre en haut du pic, un autre de nos illustres grimpeurs Jacques Balmat (première ascension du Mont Blanc en 1786). (25/14).
La suite commence de manière compliquée. Nos déplacements sont moins vifs, comme empruntés (« tu dandines du postérieur, t’es en train de perdre ton stérilet » – disait ma grand-mère à ma tante, la moins appréciées de ses brus !). Cela ressemble à la tentative de Catherine Destivelle, première femme réalisant en solo la face nord de l’Eiger en hivernal (1992). A l’instar de la réussite de cette dernière, notre progression chaotique et maladroite perdure (14/14), nous sommes sur le point de « dévisser » mais grâce à notre maitrise technique quelquefois en total déséquilibre, nous finissons par atteindre notre but. (25/19).
Affutons nos crampons et nos piolets, notre voie reste à ouvrir.

Le coach masqué.