[PARIS NORMANDIE] Volley-ball Elite : Canteleu stoppé par les gros


Si le revers face à Calais n’est pas inquiétant pour le maintien, le match de samedi soir a prouvé que le CMVB est encore loin du compte face aux grosses écuries.

Volley-ball  Elite : Canteleu stoppé par les gros
Les Cantilo-Marommais ont pu mesurer tout le travail qu’il leur restait à faire hier face à Calais (photo Stéphanie Péron)

Les joueurs de Canteleu/Maromme avaient à cœur de valider leur maintien samedi soir. Ce sera finalement partie remise, peut-être pour le week-end prochain à Mérignac. Seulement, les Normands s’étaient fixés un autre challenge. Ils voulaient profiter de la venue de Calais pour prouver qu’ils avaient les capacités pour rivaliser avec une formation du haut de tableau. Battus 3 sets à 0 (25-14, 25-21, 25-19), ils n’ont jamais existé et forcément cela laisse des regrets. « Je pensais qu’on allait jouer libéré vu qu’on n’a plus de pression mais on a mal débuté. Il n’y a pas eu photo entre eux et nous », concède l’entraîneur-joueur Dario Dukic.

Le souci, c’est que le scénario se répète. Le CMVB n’a décroché qu’un set en six matches, face aux trois premiers de sa poule, durant la première phase de championnat. La venue de Calais était une belle opportunité pour faire taire les sceptiques mais les débats n’ont pas duré plus qu’une heure et vingt minutes. « On manque tout simplement de qualité pour être en mesure de battre ces équipes-là. Il y avait cinq joueurs qui ont connu la Ligue B en face, on ne peut pas rivaliser. Surtout quand on souffre autant sur la réception, on a concédé beaucoup trop d’aces », avance Dario Dukic.

« C’est frustrant »

Les Normands ont pourtant réalisé de belles séquences. On pense surtout à leur entame de match (3 – 1) ou à leurs remontées en fin de deuxième set (13-19 puis 19-21) et en milieu de troisième manche (8-12 puis 14-14). Malheureusement, ils n’ont pas réussi à conserver leur intensité sur la durée. Ce qui est indispensable pour espérer décrocher un résultat positif face à une telle armada. « Ils sont forts, c’est vrai, mais à partir du moment où on ne joue pas on ne peut pas les battre. Pour gagner, il aurait fallu qu’on soit à 130 %, on était à 80 %. C’est assez frustrant, d’autant plus que je suis sûr qu’on a les moyens de battre ce genre d’équipe », assure le capitaine seinomarin Christophe Douteau.

Le problème du CMVB, c’est qu’il ne parvient pas à trouver les solutions lorsqu’il est dans les cordes. Cela s’explique par un manque de confiance individuelle mais aussi collective. « L’équipe est hétérogène, il y a des anciens qui ont connu le très haut niveau et des jeunes. Les attentes sont multiples de part et d’autre et cela met la pression sur tout le monde », rajoute Christophe Douteau. Heureusement, le maintien est assuré mais pour s’offrir un gros, il faudra sans doute attendre la saison prochaine. A moins de l’emporter au retour, à Calais.

ARTHUR LANUSSE

À Canteleu, Calais bat CMVB 3 sets à 0 (25-14, 25-21, 25-19)